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SOUTIEN AUX SYNDICALISTES RÉVOLUTIONNAIRES OPPRIME.E.S DE TURQUIE !

Rédigé par andy / 11 septembre 2017 / Aucun commentaire


Dans le Bulletin Solidaires Ain, qui sortira fin septembre, un article pour apporter un soutien ferme et indéfectible aux syndicalistes opprimés de Turquie.
Voilà l'article

1. Les raisons de la colère

Le putsch militaire manqué de juillet 2015 permet à Erdogan d’instaurer l’état d’urgence dans une Turquie où les droits de l’homme et de la femme sont déjà largement bafoués (répression de l’opposition, arrestations arbitraires, etc.). La publication des décrets-lois de 2016, dans le cadre de ce même état d’urgence lui offre un véritable boulevard pour le licenciement pur et simple de 135 000 personnes : infirmier.e.s, enseignant.e.s, juges, personnel administratif, etc.

Ces purges lui permettent de couper l’herbe sous le pied de milliers d’opposants (Gülenistes, Kurdes, Démocrates, etc.) et d’assouvir ses velléités de dictateur sous couvert de la mise en place d’un régime présidentiel « démocratique ».


2. Censure, répression et purges massives

Dans l’éducation nationale turque, c’est en novembre 2016 que des milliers d’enseignants du primaire à l’université et camarades des organisations syndicales KESK et DISK sont licencié.e.s (seules organisations à lutter ouvertement contre le régime Erdogan). Depuis, l’opposition nourrie à ces lois scélérates est vivement réprimée par les autorités : tabassages en règle et arrestations arbitraires pour décourager les révolté.e.s et mater la contestation : la dictature est En Marche ! Cela n’empêche donc pas Erdogan de continuer sa purge et de promulguer une nouvelle loi permettant d’évincer encore 2 585 travailleurs de l’éducation nationale. Décidément, le sort s’acharne.


3. Nuriye et Semih entrent en grève de la faim.

Pour lutter contre leur licenciement et ceux de leurs collègues, le 9 mars, Nuriye Gülmen, chercheuse à l’université de Selçuk et Semih Özakça, instituteur à l’école primaire Cumhuriyet de Mazdağ à Mardin entament une grève de la faim dans un « espace de résistance » aménagé sur un boulevard d’Ankara. Ils récoltent beaucoup de soutien en Turquie et à l’international : de nombreuses manifestations sont organisées autour du lieu qu’ils occupent. Le 12 mai, ce lieu de résistance est évacué par la police, les manifestants sont tabassés sommairement et les avocat.e.s de Nuriye et Semih sont battu.e.s, traîné.e.s au sol et placé.e.s en garde à vue. Parallèlement, l‘état de santé des deux grévistes de la faim se dégrade serieusement.

Cerise sur la gâteau de la répression, c’est le 22 mai que les deux résistants sont mis.e.s en garde à vue : Semih diffuse en direct sur son compte Twitter ses dernières minutes de liberté et sonne l’alerte. Suite à ces deux arrestations, le procureur requiert jusqu’à 20 ans de prison pour les deux enseignants pour le motif d’une « appartenance un une organisation terroriste », en l’occurence le DHKP-C, une formation marxiste responsable d’attaques ces dernières années.

A ce jour, Nuriye et Semih continuent leur grève de la faim en prison. Ils sont clairement entre la vie et la mort.


Avec une détermination à toute épreuve, Nuriye et Semih résistent dans un contexte d’état d’urgence, subissent la répression, perdent leurs droits civiques et leur seule source de revenu, vivent la faim et l’incarcération.

Solidaires Ain affirme son entière solidarité à Nuriye, Semih et tou.te.s les opposant.e.s subissant la répression politique de la dictature d’Erdogan !

Kahrolsun Faşizm! Yaşasın Açlık Grevi Direnişimiz! İşimizi Geri İstiyoruz! Teslim Olmadık, Olmayacağız!

Nuriye Gülmen


A bas le fascisme ! Vive notre résistance ! Nous voulons notre travail ! Nous nous sommes pas rendus, ne nous rendrons pas !”


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