The Longest Line

Le chemin le plus long...

Le libriste, cet abstentionniste !

Rédigé par andy / 22 avril 2017 / 6 commentaires

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Cet article fait suite à la discussion partie de chez Raphael Herzog puis chez Tuxicoman et enfin chez Ravachol (euh, Carmagnole !) .
La question est ici de savoir si le libre est de gauche ou de droite (si il existe une telle dichotomie d'ailleurs).

Pour moi, le libre ne vote pas. Et il a bien raison.
1. Contre-productif :
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Décentraliser, dégoogliser, auto-héberger... C'est quand même pas après tout ce boulot que le libriste va aller poser un bulletin dans l'urne pour élire une seule personne à la tête de tout ce merdier non ?

2. Liberté collective
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Le libriste se rapproche, selon moi, davantage d'un zadiste de NDDL ou de Bure plutôt qu'un citoyen citoyenniste croyant encore au changement radical suite à l'élection républicaine propre et dont le code source n'est pas vraiment ouvert (opacité total sur les financements des candidats, promesses non-tenues, etc.)

3. La communauté
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Le libriste croit en la communauté, en l'aide partagée et en la fin de l'unilatéralité des échanges. C'est d'ailleurs son moyen de faire de faire de la politique (politique πολιτικός, politikos = gestion de la ville : en réalité, tout le monde fait de la politique dés lors qu'une discussion arrive).
Alors la communauté étant une part prépondérante dans la vie du libriste, dans ses accomplissements, il ne peut l'abandonner à une puissance tutélaire.

Tout ça, tout ça quoi. Voilà comment on fait des parallèles tendancieux entre valeurs et pratiques, mais tel est ma vision.

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6 commentaires

#1 samedi 22 avril 2017 @ 19:22 propositionjoe a dit :

Salut camarade. Papier intéressant, bien que je te recommanderais la lecture de cet article qui parle aussi de l'abstension: http://www.revue-ballast.fr/mepriser-urnes-plaisir-de-dandys/

#2 samedi 22 avril 2017 @ 22:28 22Decembre a dit :

Si je vote, j'abandonne mon monde à une puissance tutélaire.

Si je ne vote pas... J'abandonne aussi mon monde à une puissance tutélaire.

Voter et librisme ne sont pas incompatible. Je crois effectivement davantage en la communauté, l'entraide concrete.

Seulement, il faut des impots pour construire les égouts, payer les profs et les medecins. Il faut du monde pour gerer tout ce bordel, qui ne se resoudra pas avec un serveur DNS ouvert ou une page web. Donc voila...

#3 samedi 22 avril 2017 @ 23:37 andy a dit :

Ah, mais je ne pense pas que le libriste soit contre l'impôt, bien au contraire. Ce sont eux qui me payent d'ailleurs. ;-)
Cela dit, l’élection telle qu'elle nous est présentée, je ne suis pas sûr qu'il y adhère. L’élection tout court peut-être.

Et au final, on a bien compris que "libriste" n'était pas un terme spécifique pour parler du barbu qui chiffre ses requêtes DNS, mais plutôt de celui qui adhère à la logique du libre telle que la décrit Stallman ou les licences libres par exemple, en montant la généralité avec l'exemple de la "Free Beer".
Tschuss

#4 lundi 24 avril 2017 @ 10:52 bob a dit :

Usant, ces gens de l'informatique qui pensent faire de la politique.

Il n'y a pas plus antidémocratique, antiécologique que le monde informatique.

#5 lundi 24 avril 2017 @ 13:55 andy a dit :

A qui la politique est-elle réservée alors ?

#6 lundi 24 avril 2017 @ 15:47 Carl Chenet a dit :

Bonjour, une grande partie de la communauté du Libre est composé d'idées libertariennes, libérales extrêmes prônant une liberté sans aucune régulation, contre le contrôle de l'État ou de tout groupe sur l'individu. Attention de ne pas oublier ce fait dans l'idée qu'on peut se faire de "la" (plutôt "les" selon moi) communauté(s) du Logiciel Libre.

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